Deux sites ont été visités lors des suivis des enquêteurs dans le Département de Lac Léré. Il s’agit de la forêt communautaire de Berliang et le site Apiculture de Berliang. Le chef de village de Berliang ne se portait pas en bonne santé ce jour. Après quelques temps d’échange avec les 2 enquêteurs sur l’avancement des collectes des données sur le terrain, ces derniers nous ont conduit tour à tour sur le site d’Apiculture, à la pépinière du Club des Amis de Berliang et à la forêt communautaire de Berliang. A l’Ouest du village au pied de colline, une bande de terre non cultivée d’environ 1,5 hectare bien protégée contre le feu de brousse est exploitée pour l’installation des ruches par un producteur. Le site d’Apiculture dispose des arbres forestiers de taille moyenne composés de Butyrospermum parkii, de Borassus aethiopum, de Piliostigma reticulatum et bien d’autres espèces. Une cinquantaine de ruches y sont installées dont une trentaine colonisée.
Au sud du site d’Apiculture, une pépinière installée par le Club des Amis de Berliang. Clôturée en grillage, la pépinière dispose d’environ 3 000 jeunes plants fruitiers et forestiers bien protégée des animaux. Toutefois, l’insuffisance d’eau est constatée à la pépinière : baisse de niveau d’eau dans le puits, stress hydrique chez les jeunes plants. L’arrosage des jeunes plants est manuel et l’eau est remontée à la surface au moyen d’un puisoir. Le moyen d’exhaure d’eau n’est pas adapté.
Après la visite de ces 2 sites, nous nous sommes rendu dans la forêt communautaire de Waa-Matessalé au sud dudit village. Située sur l’axe Léré-Binder, la forêt communautaire de Waa-Matessalé est limitée au sud et ouest par la route principale, au nord par les champs et à l’est par une colline. Fortement dégradée, la forêt Waa-Matessalé est rongée de tous les côtés par de champ. Quelques gros arbres encore existants sont à majorités des Acacia Spp. De nombreux pieds adultes et jeunes pousses de palmier doum (Hyphaene thebaica) colonisent le site, surtout les parties qui autrefois faisaient partie de la forêt mais aujourd’hui mis en culture. On y rencontre également des pieds isolés de Borassus aethiopum. Une rigole apparemment provoquée par les eaux de ruissellement traversant la forêt du nord au sud, est en phase de devenir un mayo. La forêt continue à être débroussaillée pour agrandissement des champs. Même le jour de la visite, trois jeunes gens sont surpris en flagrant délit. A la question de savoir pourquoi couper vous ces bois verts, l’un répond qu’il est un élève et qu’il cherche de fagot. Par contre les deux autres agrandissaient leur champ au grand dam de la forêt. Ces derniers affirment n’est pas être au courant que c’est une réserve dans interdit.
Il est encore aujourd’hui possible de restaurer la forêt, mais à condition que le projet Reconnect et ses partenaires à la base réagissent vite et de manière musclée.












